Sotalol-Mepha® 80/160

Mepha Pharma AG

Composition

Principes actifs

Chlorhydrate de sotalol.

Excipients

Hydrogénophosphate de calcium dihydraté, amidon de maïs, talc, povidone, carboxyméthylamidon sodique, stéarate de magnésium; comprimés à 160 mg: indigotine (E132).

Les comprimés de Sotalol-Mepha 80 mg contiennent au maximum 0.17 mg de sodium.

Les comprimés de Sotalol-Mepha 160 mg contiennent au maximum 0.34 mg de sodium.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Comprimé à 80 mg ou 160 mg de chlorhydrate de sotalol.

Indications/Possibilités d’emploi

Troubles du rythme cardiaque

·Tachycardies sinusales et supraventriculaires.

·Traitement et prophylaxie d'arythmies ventriculaires potentiellement fatales ou à mauvais pronostic, si son efficacité a été prouvée par stimulation électrophysiologique ou Holter.

·Flutter et fibrillation auriculaires.

Autres arythmies: Sotalol-Mepha peut s'administrer dans les arythmies dues à une accumulation de gaz carbonique, de catécholamines exogènes, à une narcose ou un infarctus du myocarde ne réagissant pas au traitement standard.

Posologie/Mode d’emploi

Adultes

Les comprimés doivent être pris avant les repas, sans les mâcher, avec suffisamment de liquide (par exemple un verre d'eau). Sotalol-Mepha ne devrait pas être pris avec le repas, vu que l'absorption du principe actif chlorhydrate de sotalol dans le tube digestif peut être réduite lors d'une ingestion simultanée de nourriture (surtout si celle-ci contient du lait ou des produits laitiers).

Sotalol-Mepha peut s'administrer une ou plusieurs fois par jour. Pour le traitement des tachycardies ventriculaires, il est recommandé de répartir la dose journalière sur 2-3 prises unitaires. 2 prises suffisent la plupart du temps.

La dose initiale est de 80-160 mg par jour. Cette dose peut au besoin être augmentée de 160 mg ou moins à chaque fois, à intervalles hebdomadaires, ou plus longs, jusqu'à ce que l'effet voulu soit obtenu (sur l'arythmie, la tension artérielle, les pulsations, l'angor, le tremor).

La dose journalière optimale se situe entre 160 et 320 mg; la dose la plus souvent prescrite est de 320 mg par jour.

Certains patients présentant des arythmies réfractaires, potentiellement fatales, peuvent exceptionnellement avoir besoin de doses journalières de 480 à 640 mg au maximum (réparties sur 2-3 prises), pour autant que leur fonction rénale soit normale.

S'il est administré en association à un diurétique ou à un autre antihypertenseur, il faut réduire la dose de l'un des deux médicaments. Les augmentations ou diminutions des doses doivent se faire progressivement et sous contrôle des paramètres cliniques.

Pendant l'adaptation de la dose, les patients après un infarctus du myocarde ou présentant une fonction cardiaque fortement restreinte doivent être surveillés de très près (par exemple surveillance par écran de contrôle). Au cours du traitement, il faut procéder régulièrement à des examens de contrôle.

Chez les patients souffrant d'une cardiopathie coronarienne et/ou de troubles du rythme cardiaque ainsi qu'après une durée de prise prolongée, l'arrêt du traitement doit être fait de façon progressive, étant donné qu'un arrêt abrupt peut conduire à une aggravation de la maladie.

Enfants et adolescents de moins de 18 ans: La sécurité et l'efficacité de Sotalol-Mepha chez l'enfant et l'adolescent ne sont pas démontrées. Une utilisation chez l'enfant ou l'adolescent n'est donc pas recommandée.

Patients âgés: Dans le traitement des patients âgés, il convient de considérer une éventuelle restriction de la fonction rénale.

Instructions spéciales pour le dosage

Il est nécessaire de réduire la dose dans l'insuffisance rénale, car le sotalol est éliminé essentiellement par les reins.

Dans le cas d'une insuffisance rénale sévère, l'administration de chlorhydrate de sotalol exige des contrôles fréquents de l'ECG et de la concentration sérique.

Si la clairance de la créatinine diminue au niveau de 30 à 60 ml/min, on recommande de réduire la posologie de moitié; lorsque le niveau est de 10 à 30 ml/min, il est recommandé de réduire la posologie à un quart en coupant le comprimé. Lorsque le niveau est de <10 ml/min, il est recommandé de renoncer à traiter le patient par Sotalol-Mepha ou le cas échéant d'user de la plus grande prudence.

La clairance de la créatinine peut être estimée à l'aide de la formule suivante:

Clairance = (140 – âge) × poids corporel (kg): 72 × créatinine sérique (mg/dl); 15% de moins chez la femme.

En raison du risque de cumulation de doses multiples chez les patients insuffisants rénaux, la dose doit être adaptée chez ces patients à la clairance de la créatinine, en tenant compte de la fréquence cardiaque (pas moins de 50 battements par minute), et à l'efficacité clinique.

La corrélation entre la créatininémie et la demi-vie d'élimination du sotalol est linéaire. L'adaptation individuelle est fonction du ralentissement de la fréquence cardiaque (qui ne doit pas être inférieure à 50 p/min.) et de l'effet clinique.

Mode d'emploi

La mise en route du traitement par l'antiarythmique Sotalol-Mepha dans les arythmies ventriculaires exige une surveillance cardiologique très étroite, et ne doit se faire qu'avec un équipement cardiologique d'urgence à portée de main, avec possibilité de suivre le rythme cardiaque en permanence. Les patients victimes d'un infarctus récent ou en insuffisance cardiaque manifeste doivent eux aussi être suivis de très près lors de l'instauration de ce traitement (écran de contrôle).

Au cours du traitement, il faut effectuer des contrôles à intervalles réguliers (p.ex. un ECG standard tous les mois, ou un ECG sur 24 h tous les 3 mois, et le cas échéant un ECG d'effort).

Si un paramètre s'aggrave, p.ex. allongement de la durée du QRS ou du QTc de plus de 50%, soit un allongement du QTc à plus de 500 msec, ou si le nombre et la gravité des troubles du rythme augmentent, il s'agit de repenser ce traitement (cf. «Mises en garde et précautions»).

Contre-indications

Hypersensibilité au chlorhydrate de sotalol, aux sulfamides ou à un autre composant des comprimés selon la composition.

·Asthme et autres bronchopneumopathies obstructives chroniques.

·Œdème laryngé, rhinite allergique grave

·Choc cardiogène, infarctus aigu du myocarde

·Hypertension pulmonaire avec insuffisance cardiaque droite (cœur pulmonaire)

·Anesthésies affaiblissant le myocarde

·Bradycardie sinusale (moins de 50 pulsations par minute), syndrome du nœud sinusal (sick sinus syndrome)

·Bloc atrio-ventriculaire de degré 2 ou 3 sans stimulateur cardiaque en fonction

·Insuffisance rénale grave

·Acidocétose

·Insuffisance cardiaque décompensée, insuffisance cardiaque NYHA IV

·Syndrome du QT long héréditaire ou acquis (long QT syndrome)

·Phéochromocytome non traité

·Hypokaliémie

·Hypomagnésiémie

·Hypotension artérielle

·Stades tardifs de troubles circulatoires périphériques

L'administration intraveineuse d'antagonistes calciques de type vérapamil ou diltiazem ainsi que l'administration d'autres antiarythmiques (comme le disopyramide) sont contre-indiquées chez les patients traités par chlorhydrate de sotalol (sauf en médecine intensive).

Mises en garde et précautions

Pro-arythmie

Expérience suite à la mise sur le marché: L'effet secondaire le plus dangereux des antiarythmiques est l'aggravation d'arythmies existantes ou l'apparition de nouvelles arythmies. Les médicaments qui allongent l'intervalle QT peuvent provoquer une „torsade de pointes“, une tachycardie ventriculaire polymorphe mise en corrélation avec un allongement de l'intervalle QT. L'expérience actuelle semble indiquer qu'il existe une corrélation entre le risque d'une «torsade de pointes» et un allongement de l'intervalle QT, une diminution de la fréquence cardiaque ainsi que du taux de potassium sérique et de magnésium (p.ex. suite d'une prise de diurétique), des concentrations plasmatiques élevées du médicament (p.ex. suite à un surdosage ou une insuffisance rénale) et l'administration concomitante de sotalol et autres médicaments tels que des antidépresseurs et des antiarythmiques de la classe I mis en corrélation avec l'apparition de „torsades de pointes„. Il semblerait que le risque de «torsade de pointes» soit plus élevé chez les femmes. Des examens ECG effectués immédiatement avant ou après de tels épisodes montrent en règle générale un allongement significatif de l'intervalle QT et de l'intervalle QTc. Dans des études cliniques, les patients présentant un intervalle QTc supérieur à 450 ms avant traitement n'ont généralement pas été traités par le sotalol. Il est recommandé de titrer Sotalol-Mepha avec la plus grande prudence chez les patients présentant un allongement de l'intervalle QT.

Contrairement aux purs bêtabloquants classiques, Sotalol-Mepha n'a qu'un faible effet inotrope négatif. Il est donc recommandé de mettre en route un traitement adéquat par un inhibiteur de l'ECA, la digitale et/ou un diurétique avant d'administrer Sotalol-Mepha dans une décompensation cardiaque. Si des symptômes d'insuffisance cardiaque réapparaissent, instaurer sans tarder un traitement adéquat.

Quelques cas de «torsades de pointes» (arythmie ventriculaire) ont été observés chez des patients en hypokaliémie, et chez ceux qui étaient déjà sous traitement par des substances connues pour déclencher ce type d'arythmie. Les situations pouvant être à l'origine de déperditions électrolytiques cliniquement significatives imposent une interruption du traitement. Une grande prudence est donc de rigueur lors de tout traitement concomitant par diurétiques (déséquilibre électrolytique).

On évitera un traitement concomitant par des médicaments qui allongent l'intervalle QT ou qui sont associés à des tachycardies ventriculaires atypiques (notamment la quinidine, le disopyramide et les antidépresseurs tricycliques).

Des études ont montré que l'incidence des «torsades de pointes» augmente avec l'allongement de l'intervalle QTc sous sotalol: de 1.3% (QTc <500 ms) à 10.8% (QTc >550 ms).

Des antécédents de cardiomégalie ou d'insuffisance cardiaque constituaient également des facteurs de risques de «torsades de pointes». Les patients présentant des antécédents de tachycardie ventriculaire persistante et d'insuffisance cardiaque sont exposés à un risque le plus élevé de pro-arythmie sévère (7%). Les manifestations pro-arythmiques peuvent survenir non seulement en début de traitement mais également lors de chaque adaptation posologique à la hausse. En règle générale, ce type d'événement se produit dans les 7 jours suivant le début du traitement ou l'adaptation posologique. Un traitement initié avec 80 – 160 mg par jour et une augmentation progressive de la posologie permet de diminuer le risque de pro-arythmie (cf. «Posologie/Mode d'emploi»). Sotalol-Mepha doit être administré avec prudence en cas d'allongement de l'intervalle QTc supérieur à 500 ms au cours du traitement, en cas d'allongement supérieur à 550 ms, une réduction de la posologie ou l'interruption du traitement doivent être sérieusement envisagées. En raison des facteurs de risque multiples associés aux „torsades de pointes“, la prudence est de mise et ce indépendamment de l'intervalle QTc.

Les «torsades de pointes» sont dose-dépendantes, se produisent généralement peu après le début du traitement ou l'augmentation de la posologie et disparaissent chez la plupart des patients de manière spontanée. Bien que la plupart des épisodes de «torsades de pointes» soient réversibles ou associés à des symptômes (p.ex. syncopes), ils peuvent également provoquer une fibrillation ventriculaire.

L'interruption abrupte: Le traitement par des bêtabloquants chez des patients hypertendus souffrant d'angine de poitrine peut dans certains cas provoquer des crises aiguës prolongées. Des cas d'arythmies et dans certains cas d'infarctus du myocarde ont été rapportés occasionnellement suite à l'interruption abrupte du traitement par bêtabloquants. Il est recommandé d'interrompre un traitement par Sotalol-Mepha de manière progressive sur une période d'une à deux semaines, en particulier chez les patients présentant une affection cardiaque ischémique.

Les bêtabloquants peuvent masquer certains signes comme une tachycardie chez un hyperthyroïdien. Il convient donc d'arrêter progressivement le traitement par Sotalol-Mepha chez les patients chez lesquels on soupçonne une hyperthyroïdie afin d'éviter une exacerbation des symptômes d'hyperthyroïdie comme par exemple une crise thyrotoxique.

Insuffisance hépatique: Étant donné que Sotalol-Mepha ne subit aucun effet de premier passage, il n'y a aucune modification de la clairance de Sotalol-Mepha chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique.

Insuffisance rénale: Sotalol-Mepha est essentiellement éliminé par voie rénale par filtration glomérulaire et à moindre échelle par sécrétion tubulaire. En cas d'augmentation de la créatinine sérique, la posologie doit être adaptée (cf. «Instructions spéciales pour le dosage»). Le sotalol est hémodialysable (cf. «Surdosage»).

Psoriasis: De rares cas d'exacerbation des symptômes de psoriasis vulgaris ont été rapportés sous bêtabloquants.

Diabète sucré: Il convient d'administrer Sotalol-Mepha avec prudence chez les patients diabétiques (plus particulièrement lorsque le diabète est mal équilibré) et chez les patients présentant des antécédents d'épisodes d'hypoglycémie spontanée car les bêtabloquants peuvent masquer certains signes annonciateurs importants de l'hypoglycémie comme p.ex. la tachycardie.

Troubles de la circulation sanguine périphérique: Une surveillance médicale particulièrement soigneuse est nécessaire en cas de troubles de la circulation périphérique, tels que le syndrome de Raynaud ou la claudication intermittente: les symptômes peuvent s'aggraver, surtout au début du traitement.

Après infarctus du myocarde: Les patients présentant un état post-infarctus du myocarde ou une fonction ventriculaire gauche insuffisante sont particulièrement sujets aux troubles du rythme cardiaque (pro-arythmies). Une surveillance étroite et une titration prudente du dosage sont d'une importance capitale en début de traitement et durant la période d'observation. Les effets indésirables observés dans les études cliniques sur les antiarythmiques (p.ex. une augmentation manifeste de la mortalité) semblent indiquer qu'un traitement par Sotalol-Mepha ne devrait pas être initié chez les patients présentant une fraction d'éjection ventriculaire gauche ≤40% sans arythmie ventriculaire sévère.

Dans une vaste étude contrôlée menée auprès de patients ayant présenté récemment un infarctus du myocarde sans insuffisance cardiaque et ne souffrant pas obligatoirement d'arythmies ventriculaires, on a pu établir une corrélation entre traitement oral par chlorhydrate de sotalol et une baisse non-significative sur le plan statistique du risque de mortalité par rapport au groupe placebo (18%). Cette étude menée auprès de patients post-infarctus prenant une dose fixe de 320 mg en une seule prise quotidiennement ainsi qu'une deuxième petite étude randomisée menée auprès de patients post-infarctus à risque élevé présentant une fraction d'éjection ventriculaire gauche ≤40%, traités à haute dose (640 mg/jour) démontrent un surnombre de morts subites précoces par arrêt cardiaque.

Comédication: Lors d'un traitement associé avec des antiarythmiques de classe I, les substances susceptibles de provoquer un élargissement du complexe QRS (notamment substances apparentées à la quinidine) sont à éviter étant donné que cela pourrait entraîner un allongement excessif de l'intervalle QT avec risque d'un déclenchement facilité d'arythmies ventriculaires. De même, également en raison du risque d'un allongement excessif du QT, on évitera une administration concomitante d'antiarythmiques de classe III.

Les bêtabloquants peuvent également réduire la contractilité du myocarde et provoquer une aggravation de l'insuffisance cardiaque. La prudence est de mise en début de traitement chez les patients présentant un dysfonctionnement ventriculaire gauche contrôlé par la prise d'un traitement (p.ex. inhibiteurs ACE, diurétiques, digitaline etc.). Il est ici conseillé de commencer avec une faible posologie et une titration prudente du dosage.

En présence d'une diarrhée sévère ou persistante ou lors d'une administration concomitante de médicaments conduisant à des pertes de magnésium et/ou de potassium, l'équilibre électrolytique et l'équilibre acido-basique doivent être surveillés étroitement. La présence de chlorhydrate de sotalol dans l'urine peut fausser la détermination photométrique de métanéphrine. Chez les patients traités au chlorhydrate de sotalol chez lesquels on suspecte un phéochromocytome, l'urine devrait être analysée par chromatographie HPLC avec extraction en phase solide.

La clairance rénale du sotalol (contrairement à celle du propranolol) n'est pas influencée par la consommation d'alcool.

Etudes cliniques sur les arythmies: Lors d'études cliniques, 4.3% des 3257 patients souffrant d'arythmie ont présenté une nouvelle arythmie ventriculaire ou une aggravation avec notamment tachycardie ventriculaire persistante (près de 1%) et des «torsades de pointes» (2.4%). Par ailleurs, près de 1% des patients sont décédés, la cause du décès pouvant possiblement être attribuée au traitement. Chez les patients souffrant d'autres arythmies ventriculaires et supraventriculaires de gravité moindre, la prévalence des «torsades de pointes» étaient de respectivement 1% et 1.4%.

Les pro-arythmies sévères avec «torsades de pointes» étaient dose-dépendantes.

Anaphylaxie: Chez les patients ayant déjà présenté une réaction anaphylactique à divers allergènes, le contact répété avec ces allergènes durant un traitement par bêtabloquants peut provoquer des réactions graves. Il se peut que ces patients ne réagissent pas aux doses classiques d'épinéphrine utilisée dans le traitement des réactions allergiques.

Sodium: ce médicament contient moins 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c'est-à-dire qu'il est essentiellement «sans sodium».

Interactions

Antiarythmiques: les antiarythmiques de classe Ia (disopyramide, quinidine, procaïnamide) et d'autres antiarythmiques de classe III (amiodarone) ne doivent pas être administrés en même temps que Sotalol-Mepha en raison du risque d'un allongement excessif du QT, associé à un risque accru d'arythmies ventriculaires.

Digoxine: Sotalol-Mepha n'a aucune incidence significative, à doses multiples ou uniques, sur les taux sériques de digoxine. Lors d'une association thérapeutique avec Sotalol-Mepha, on a observé un accroissement des effets proarythmiques. L'affection sous-jacente (insuffisance cardiaque) pourrait être une des causes possibles de ce phénomène.

Stimulants bêta2-adrénergiques: Lors d'une administration concomitante de chlorhydrate de sotalol et d'agonistes bêta2-adrénergiques tels que salbutamol, terbutaline ou isoprénaline, il est possible qu'il faille augmenter la posologie d'agonistes bêta2-adrénergiques.

Une prise concomitante de chlorhydrate de sotalol et d'agonistes calciques de type vérapamil ou diltiazem peut entraîner une chute de tension susceptible de causer – par les effets additifs sur le nœud sinusal et le nœud AV – des troubles du rythme cardiaque dans le sens d'une bradycardie ainsi que des troubles sévères de la conduction atrio-ventriculaire. L'administration intraveineuse d'antagonistes calciques type vérapamil ou diltiazem ainsi que l'administration d'autres antiarythmiques (par exemple disopyramide) sont contre-indiquées chez les patients traités par chlorhydrate de sotalol (sauf en médecine intensive).

Déplétion des catécholamines médicamenteuse: La prise concomitante de principes actifs ayant un effet de déplétion des catécholamines, comme p.ex. la réserpine et la guanéthidine et d'un bêtabloquant peut entraîner une réduction excessive de l'activité nerveuse sympathique au repos. Ces patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite visant à déceler tout signe d'hypotension et/ou de bradycardie sévère pouvant entraîner des syncopes.

La tension artérielle peut monter excessivement lors d'une administration concomitante de chlorhydrate de sotalol et de norépinéphrine ou d'inhibiteurs de la MAO, de même que lors d'une administration de chlorhydrate de sotalol après interruption abrupte d'un traitement concomitant à la clonidine.

L'administration simultanée d'antagonistes calciques de type nifédipine peut conduire à une baisse accrue de la tension; une aggravation de la suppression au niveau du nœud sinusal est pensable.

Lors d'une administration concomitante de chlorhydrate de sotalol et de médicaments pouvant allonger l'intervalle QT – par exemple antidépresseurs tricycliques ou tétracycliques (imipramine, maprotiline), antihistaminiques (astémizole, terfénadine), antibiotiques de la classe des quinolones (p.ex. sparfloxacine) ou des antibiotiques macrolides (érythromycine), probucol, halopéridol et halofantrine – il existe un risque accru de la survenue d'effets proarythmiques (torsades de pointes).

L'administration concomitante de chlorhydrate de sotalol et d'antidépresseurs tricycliques, barbituriques, phénothiazines, narcotiques, antihypertenseurs, diurétiques et vasodilatateurs peut conduire à une baisse accrue de la tension.

Les effets inotropes négatifs du chlorhydrate de sotalol et des narcotiques ou antiarythmiques peuvent se renforcer mutuellement.

Les effets chronotropes négatifs et les dromotropes négatifs du chlorhydrate de sotalol peuvent augmenter lors d'une administration concomitante de réserpine, clonidine, alpha-méthyldopa, guanfacine et glucosides cardiaques.

Le blocage neuromusculaire par tubocurarine peut être renforcé par l'inhibition des récepteurs bêta.

Lors d'une administration concomitante de chlorhydrate de sotalol et d'insuline ou d'antidiabétiques oraux, une hypoglycémie peut être induite (surtout dans le cas d'un effort physique à ce moment) et ses symptômes peuvent être masqués. Une hyperglycémie peut se produire nécessitant une adaptation posologique de l'antidiabétique.

Lors d'une administration simultanée d'un diurétique conduisant à une élimination de potassium (par exemple furosémide, hydrochlorothiazide) ou d'un autre médicament entraînant des pertes de potassium ou de magnésium, il existe un risque accru de troubles du rythme cardiaque induits par hypokaliémie.

Une utilisation concomitante de chlorhydrate de sotalol et d'antidépresseurs tricycliques ou d'alcool doit être évitée en raison du risque éventuellement accru d'arythmies ventriculaires (des cas individuels ont été décrits).

Aucune interaction n'a été observée avec la warfarine.

Clonidine: Les bêtabloquants peuvent accentuer la hausse de tension que l'on observe parfois après l'arrêt de la clonidine. Il est par conséquent recommandé d'arrêter les bêtabloquant progressivement sur plusieurs jours avant l'arrêt progressive de la clonidine.

Grossesse, allaitement

L'expérimentation animale n'a fait ressortir aucun effet tératogène sur le fœtus, ni autres effets indésirables intra-utérins, mais aucune étude contrôlée n'a été effectuée chez la femme enceinte. Le sotalol traverse le placenta et atteint des concentrations efficaces dans le sang du cordon. L'expérience sur l'emploi du sotalol au premier trimestre de la grossesse est insuffisante.

Sotalol-Mepha ne doit donc pas être utilisé au cours d'une grossesse, sauf en cas d'indication impérieuse.

Du fait de la possibilité d'apparition d'une bradycardie, d'une hypotension, d'une hypoglycémie et d'une dépression respiratoire (asphyxie néonatale) chez le nouveau-né, le traitement de sotalol doit être interrompu 48-72 heures avant le terme prévu de la grossesse. Si cela s'avère impossible, le nouveau-né doit être suivi de très près 48-72 heures après sa naissance.

Le sotalol s'accumule dans le lait maternel. En cas d'indication de nécessité absolue, il faudra donc interrompre l'allaitement.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Même dans le cas d'une prise correcte et appropriée, ce médicament peut affecter la capacité de réaction dans une mesure susceptible de mettre en cause la capacité de participer activement à la circulation routière, de manipuler des machines ou de travailler en position non solidement assurée. Ceci s'applique de façon accrue au début du traitement, après une augmentation de la dose, lors d'un changement de médicament et dans le cas d'une consommation d'alcool.

Effets indésirables

Les effets secondaires les plus fréquents sont dus aux propriétés de bêtabloquant de Sotalol-Mepha. Les effets secondaires sont généralement passagers et disparaissent fréquemment lorsque l'on diminue la posologie.

Les principaux effets secondaires des antiarythmiques sont un renforcement de l'arythmie existante ou la survenue de nouvelles arythmies.

3186 patients au total présentant des troubles du rythme cardiaque ont reçu du sotalol en doses thérapeutiques dans le cadre d'études cliniques préalables à l'autorisation, parmi lesquels 1363 présentaient une tachycardie ventriculaires persistantes. Au total, 2451 patients ont reçu du sotalol pendant au moins 2 semaines. Les principaux effets secondaires observés étaient la tachycardie ventriculaire de type torsades de pointes ainsi que d'autres arythmies ventriculaires nouvelles chez près de 4% et 1% dans une population de patients avec de tachycardie ventriculaire persistante. Au total 17% de tous les patients des études cliniques ont interrompu le traitement en raison des effets secondaires, chez les patients traités pendant au moins 2 semaines, le taux d'interruption était de 13%. Les effets secondaires les plus fréquents à l'origine de l'interruption du traitement étaient les pro-arythmies (3%), bradycardie excessive (moins de 50 battements par minute, 3%), fatigue (4%), dyspnée (3%), asthénie (2%), vertige (2%).

L'évaluation des effets indésirables utilise les catégories suivantes pour définir la fréquence:

«Très fréquemment» (≥1/10)

«Fréquemment» (≥1/100), (<1/10)

«Occasionnellement» (≥1/1000), (<1/100)

«Rarement» (≥1/10 000), (<1/1000)

«Très rarement» (<1/10'000) et cas individuels

Les effets indésirables suivants ont été observés en rapport avec le sotalol:

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquence inconnue: thrombopénie.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquemment: variations du poids, perte d'appétit.

Hypoglycémie: les signes d'une chute du taux de glycémie (notamment tachycardie) peuvent être masqués par le traitement au chlorhydrate de sotalol. Cet aspect doit être considéré, surtout dans le cas d'un jeûne sévère, ainsi que chez les diabétiques et les patients ayant des antécédents d'hypoglycémie spontanée.

Affections psychiatriques

Fréquemment: états dépressifs, altérations de la conscience, troubles du sommeil, fluctuations de l'humeur, états anxieux, hallucinations, activité onirique accrue.

Affections du système nerveux

Très fréquemment: fatigue (18%), vertiges (13%), asthénie (10%).

Fréquemment: somnolence, céphalées, paresthésie, troubles du sommeil.

Affections oculaires

Fréquemment: troubles visuels.

Occasionnellement: conjonctivite.

Très rarement: kérato-conjonctivite.

Réduction du flux lacrymal (à considérer lors du port de lentilles de contact!).

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Fréquemment: réduction de l'ouïe.

Affections cardiaques

Très fréquemment: bradycardie (12%).

Fréquemment: palpitations, ECG anormal, douleurs thoraciques, proarythmie, aggravation d'une insuffisance cardiaque, syncope, présyncope, troubles de la conduction AV.

Des effets proarythmiques sous la forme de modifications ou d'aggravations de troubles du rythme cardiaque, pouvant conduire à une forte perturbation de l'activité cardiaque avec le risque de conduire à un arrêt cardiaque, sont fréquents. Des effets arythmogènes peuvent se produire notamment chez les patients souffrant de troubles du rythme cardiaque susceptibles de menacer la vie et d'une insuffisance ventriculaire gauche.

Étant donné que le chlorhydrate de sotalol peut allonger l'intervalle QT, la survenue de tachyarythmies (y compris torsades de pointes) est possible, en particulier dans le cas d'un surdosage conduisant à une bradycardie prononcée.

Les proarythmies sévères (tachycardie ventriculaire persistante ou flutter/fibrillation auriculaire ou torsades de pointes) sont en majeure partie dose-dépendantes et apparaissent généralement peu après le début du traitement et une augmentation de la dose.

Affections vasculaires

Fréquemment: œdèmes, hypotension, vasodilatation, troubles périphériques de la circulation.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très fréquemment: dyspnée (12%).

Fréquemment: asthme; une détresse respiratoire peut être déclenchée chez les patients souffrant de troubles respiratoires obstructifs.

Très rarement: bronchite allergique avec développement de fibrose.

Affections gastro-intestinales

Fréquemment: nausées/vomissements, diarrhée, dyspepsie, douleurs abdominales, flatulences, troubles du sens gustatif, sécheresse buccale.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquemment: éruption cutanée, rougeur, démangeaisons, transpiration.

Fréquence inconnue: alopécie, hyperidrose.

Les médicaments à effets bêtabloquants peuvent très rarement déclencher un psoriasis, en aggraver les symptômes ou conduire à un exanthème psoriasiforme.

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Fréquemment: douleurs musculaires, crampes.

Affections des organes de reproduction et du sein

Fréquemment: dysfonction sexuelle, troubles de la puissance sexuelle.

Troubles généraux

Fréquemment: fièvre, sécheresse buccale.

Les effets bêtabloquants du chlorhydrate de sotalol peuvent accroître la sensibilité aux allergènes et la sévérité d'éventuelles réactions anaphylactiques. Chez les patients présentant des réactions sévères d'hypersensibilité par le passé ainsi que chez les patients suivant un traitement de désensibilisation, une exacerbation de réactions anaphylactiques est donc possible.

Les antiarythmiques de classes I et III montrent dans les études un certain potentiel proarythmique. Sous sotalol, la proarythmie dépend du moment (3 premiers jours), de la dose (>320 à 640 mg ou absence d'adaptation de la dose en présence d'une insuffisance rénale) ou de l'intervalle QTc (>500 ms).

L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Les surdosages intentionnels ou accidentels de sotalol ont rarement conduit au décès.

La symptomatologie d'une intoxication par le sotalol est essentiellement fonction de la situation cardiaque de base (fonction ventriculaire gauche, arythmies). En cas d'insuffisance cardiaque avérée, de faibles doses peuvent déjà aggraver la situation cardiaque.

Le tableau clinique, fonction de la gravité de l'intoxication, présente pour l'essentiel des symptômes cardio-vasculaires et nerveux centraux, tels que fatigue, inconscience, dilatation pupillaire, occasionnellement convulsions généralisées, hypotension, bradycardie pouvant aller jusqu'à l'asystolie, allongement QT net, bronchospasmes et hypoglycémie. Si la bradycardie est très marquée, il peut y avoir des extrasystoles ventriculaires, pouvant être à l'origine de tachycardies ventriculaires ou de «torsades de pointes». Des symptômes de choc cardio-vasculaire se sont également présentés.

Traitement d'un surdosage

À côté des mesures générales en vue d'une élimination primaire de la substance, il faut surveiller et corriger le cas échéant les paramètres vitaux du patient dans les conditions d'un traitement intensif.

Les signes les plus fréquents pouvant survenir sont la bradycardie, l'insuffisance cardiaque, l'hypotension, les bronchospasmes et l'hypoglycémie. En cas de surdosage massif intentionnel (2-16 g) de sotalol, les effets cliniques suivants ont été observés: hypotension, bradycardie, allongement de l'intervalle QT, extrasystoles ventriculaires, tachycardie ventriculaire, torsades de pointes. Après un surdosage de sotalol, il est recommandé d'interrompre le traitement et de surveiller le patient étroitement.

On peut administrer les antidotes suivants:

·Atropine: 1 à 2 mg i.v. en bolus

·Sympathomimétiques bêta en fonction du poids corporel et des effets obtenus: dopamine, dobutamine, isoprénaline et épinéphrine

·Glucagon: initialement 1 à 10 mg i.v., puis 2 à 2,5 mg par heure en perfusion constante

·Aminophylline ou un antagoniste des récepteurs bêta-2 sous forme d'aérosol (contre les bronchospasmes)

En présence d'une bradycardie réfractaire au traitement, il est recommandé de poser un stimulateur cardiaque temporaire.

Hémodialyse: le sotalol est hémodialysable. Sous hémodialyse, la demi-vie d'élimination baisse à 6,9 ± 1,2 heures. Après une hémodialyse, il faut s'attendre à nouveau à une faible hausse du taux sérique puisque le sotalol est libéré depuis des compartiments plus profonds dans le compartiment sérique.

Propriétés/Effets

Code ATC

C07AA07

Mécanisme d'action

Le chlorhydrate de D,L-sotalol est un antiarythmique hydrophile de classe III conduisant à une inhibition prononcée des récepteurs bêta. L'effet antiarythmique de la classe III repose sur une prolongation immédiate de la phase terminale du potentiel d'action monophasique sans influencer la vitesse de conduction. La période réfractaire absolue est prolongée. Ce mécanisme d'action électrophysiologique est associé aussi bien à l'isomère dextrogyre que lévogyre. Il a été démontré au niveau de l'oreillette, du nœud AV, des faisceaux accessoires et du ventricule.

Le blocage des récepteurs bêta sans activité sympathomimétique intrinsèque, lié à l'isomère lévogyre, s'étend à un degré environ égal aux récepteurs bêta-1 et bêta-2. Selon le tonus sympathique, la substance réduit la fréquence et la force de contraction du cœur ainsi que la vitesse de conduction AV et l'activité plasmatique de la rénine. Elle peut conduire à un tonus accru de la musculature lisse par inhibition des récepteurs bêta-2.

Efficacité clinique

Comme tous les bêtabloquants, le sotalol a des propriétés antihypertensives et antiangoreuses.

Dans une étude clinique randomisée [Electrophysiologic Study versus Electrocardiographic Monitoring (ESVEM)], on a testé l'action en phase aiguë aussi bien qu'à long terme du sotalol ou de l'un des 6 antiarythmiques de classe I (quinidine, mexilétine, propafénone, procaïnamide, entre autres) chez des patients souffrant d'une tachycardie/fibrillation ventriculaire persistante documentée (TV/FV), qui a pu être déclenchée aussi par SEP (stimulation électrophysiologique). En comparaison avec le premier médicament randomisé, le pourcentage de réponse globale (SEP et Holter) était de 39% pour le sotalol et de 30% pour l'ensemble des autres antiarythmiques. En utilisant la suppression de TV/FV induite par la SEP, le pourcentage de réponse était de 36% pour le sotalol et de 13% pour tous les autres antiarythmiques (quand on utilisait la méthode d'enregistrement de Holter, le pourcentage de réponse était de 41% pour le sotalol contre 45% pour tous les autres antiarythmiques). Comparé à tous les autres antiarythmiques, on a enregistré dans cette étude avec le sotalol la mortalité à 2 ans la plus faible (13% vs 22%), le plus faible taux de récurrence de TV (30% vs 60%) ainsi que le taux d'interruption le plus bas (38% vs 75–80%). Le sotalol était administré chez 66% des patients à une dose de 320–480 mg par jour, 16% en recevant 240 mg par jour ou moins et 18% 640 mg par jour ou plus.

Pharmacocinétique

Absorption

La biodisponibilité du sotalol après administration orale est 75 à 90%. Les pics de concentration plasmatique sont atteints après 2.5-4 heures, et la concentration plasmatique est à son état d'équilibre après 2-3 jours. Des doses de 160 à 640 mg/jour donnent des concentrations plasmatiques dose-dépendantes.

L'absorption du principe actif à partir des comprimés Sotalol-Mepha est abaissée d'environ 20% lorsqu'ils sont pris avec un repas.

Distribution

La distribution se fait dans deux compartiments, un central et un périphérique (modèle bicompartimental). Le passage de la barrière hémato-encéphalique est faible. Le sotalol diffuse dans le lait maternel, traverse la barrière placentaire et peut se retrouver dans le liquide amniotique. Le volume de distribution chez des sujets sains est de 2 l/kg. Le sotalol ne se lie pas aux protéines plasmatiques.

Métabolisme

Le sotalol n'est pas métabolisé; il n'y a pas de différence entre les énantiomères D- ou L-.

Élimination

L'élimination suit une courbe biphasique, avec une demi-vie moyenne de 12 heures (7-15 heures).

La longue demi-vie terminale permet une administration toutes les 24 heures seulement. Dans des situations spéciales, avec risque particulier, la dose journalière peut être répartie sur 2 (-3) doses unitaires (voir «Posologie/Mode d'emploi»).

Le sotalol est éliminé essentiellement par voie rénale sous forme non métabolisée. Sa clairance rénale est de 120 ml/min, la fraction extrarénale de la dose, Q0, est de 0.15.

Cinétique dans des situations cliniques particulières

Insuffisance rénale: la dose doit être réduite chez les patients en insuffisance rénale.

Insuffisance hépatique: du fait que le sotalol ne subit aucun effet de premier passage, il n'est pas nécessaire d'en adapter la dose dans l'insuffisance hépatique.

Patients âgés: l'adaptation de la posologie tiendra compte d'une insuffisance rénale qui est souvent liée à l'âge (voir «Instructions spéciales pour le dosage»).

Données précliniques

Les données précliniques sur la base d'études conventionnelles sur la pharmacologie de sécurité, la toxicité chronique, la génotoxicité et le potentiel cancérogène ne révèlent aucun risque particulier pour l'homme.

Les études toxicologiques de reproduction chez le rat et le lapin n'ont fourni aucun indice d'effets tératogènes du chlorhydrate de sotalol. À des doses supérieures aux doses thérapeutiques utilisées chez l'homme, des effets mortels sur l'embryon ont été observés chez le rat et le lapin, ainsi que des poids réduits à la naissance, des concentrations modifiées de récepteurs dans le cerveau et des modifications du comportement chez les rats.

Remarques particulières

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver dans l'emballage original à température ambiante (15-25°C). Conserver hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

54553 (Swissmedic).

Présentation

Sotalol-Mepha comprimés de 80 mg avec rainure (sécables): 30 et 100 [B]

Sotalol-Mepha comprimés de 160 mg avec rainure en croix (quadri-sécables): 30 et 100 [B]

Titulaire de l’autorisation

Mepha Pharma AG, Basel.

Mise à jour de l’information

Mars 2021

Numéro de version interne: 5.1